Étude de cas : comment structurer un décaissement de retraite de 2,2M$
Il y a quelques semaines, j'ai terminé l'analyse d'un couple qui illustre parfaitement pourquoi je fais ce métier et la valeur énorme que je vois à ma spécialisation dans le décaissement.
Appelons-les Marc et Julie. Marc a 64 ans, Julie 56. Retraités tous les deux, avec des enjeux de santé qui pèsent sur chaque décision, une famille recomposée, et un portefeuille de 2,2 M$ qui, sur papier, avait l'air en parfaite santé.
Sauf que « en parfaite santé » et « bien structuré », ce n'est pas la même chose. Et la différence entre les deux, dans leur cas, valait presque 2 M$.
Sans intervention, Marc et Julie s'en allaient tout droit vers une facture fiscale salée, une récupération de pension de vieillesse évitable en partie, et un choc financier brutal pour le conjoint survivant au premier décès. Avec un plan bien pensé, on a plutôt ajouté près de 2 M$ à leur héritage, amélioré le financement de leur plan de retraite de 68 %, et sécurisé un mode de vie beaucoup plus généreux que ce qu'ils pensaient pouvoir se permettre.
Même actif net. Deux résultats complètement différents. C'est ça, la valeur d'une planification de décaissement.
Le statu quo : une bombe à retardement fiscale bien camouflée
Sur le strict plan des chiffres, Marc et Julie n'avaient pas de problème. Marc a un bon fonds de pension qui lui donne un revenu confortable, ils n'ont aucune dette, une maison payée, et 2,2 M$ en placements. La plupart des couples signeraient les yeux fermés pour cette situation.
Mais "pas de problème" ne veut pas dire "optimal." Et dans leur cas, comme dans bien des cas, l'argent qu'on laissait filer allait directement dans les poches du gouvernement.
Le déséquilibre de revenu
La grande majorité des placements étaient au nom de Marc, majoritairement en CPG dans le compte non enregistré. Résultat : Marc générait plus de 40 000 $ de revenu d'intérêt par année, imposable à 100 %, le pire type de revenu qui existe sur le plan fiscal, pendant que Julie, elle, n'avait presque aucun revenu à son nom.
Tout l'argent du côté le plus cher, rien du côté le moins cher.
Le REER qui dort
Aucun décaissement du REER n'était prévu avant l'âge obligatoire. Ça semble prudent. En réalité, c'est le contraire. Laisser un REER de cette taille continuer de grossir sans y toucher, c'est comme gonfler un ballon sans jamais relâcher la pression : à un moment donné, il éclate.
Dans leur cas, il peut éclater de deux façons.
La première : au début des retraits minimums FERR, vers 72 ans. Ces retraits ne sont pas optionnels, et ils grossissent avec l'âge. Un REER qu'on a laissé prendre de l'ampleur devient, à ce moment-là, un retrait minimum obligatoire beaucoup plus élevé, plus d'impôt, et potentiellement une récupération de la PSV.
La deuxième : au décès du premier conjoint. Marc et Julie veulent tout se laisser mutuellement au premier décès, ce qui permet un roulement fiscal sans conséquence immédiate. Sur le coup, ça semble réglé. Mais il faut voir plus loin.
Le gros avantage d'être en couple, c'est le fractionnement de revenu : équilibrer les revenus imposables entre les deux conjoints pour payer moins d'impôt et limiter la récupération de la PSV. Le problème, c'est que si Marc ou Julie décède tôt, ce qui est tout à fait possible vu leur santé plus précaire que la normale, le conjoint survivant se retrouve avec tous les actifs à son nom, et plus aucun moyen de fractionner.
Un exemple concret. Disons que ton couple génère 200 000 $ de revenu imposable, réparti également : 100 000 $ chacun. Votre taux marginal plafonne à 36,12 % et vous avez très peu de récupération de PSV.
Maintenant, un des deux décède. Le contrôle sur les revenus est limité (FERR minimum obligatoire, pension, RRQ, PSV, intérêts). Le conjoint survivant doit déclarer la totalité des 200 000 $ sur sa propre déclaration. À ce niveau, le taux marginal grimpe à 50,21 %, et tu dois rembourser l'entièreté de ta PSV.
Ouch.
Dans les deux cas, le problème est le même : on a laissé le gouvernement choisir le moment de la pression, plutôt que de le choisir nous-mêmes, en décaissant tôt et de façon contrôlée.
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Des revenus imposables pas efficaces et non nécessaires
Le non-enregistré du couple était investi majoritairement en CPG. Les CPG génèrent uniquement des revenus d’intérêts, le type de revenu le plus lourdement imposé qui existe, sans aucun avantage fiscal. Et ce n'est pas juste mal optimisé : ils n'en avaient même pas besoin. Le plancher de dépenses de base était déjà entièrement couvert par les pensions et les rentes gouvernementales.
Ce revenu d'intérêt ne servait donc à rien d'autre qu'à gonfler artificiellement le revenu imposable du couple, et par la bande, la facture d'impôt et la récupération de la PSV.
C'est un peu comme payer pour chauffer une maison inhabitée : tu paies dans le vide.
La récupération de la PSV
En continuant sur cette voie, pas de décaissement REER, mauvaise utilisation du fractionnement, revenu d'intérêt concentré chez Marc, le couple s'exposait à une récupération importante et récurrente de la PSV.
Voici comment ça fonctionne, en gros : si ton revenu net dépasse un certain seuil (93 454 $ en 2026), tu rembourses 0,15 $ de PSV pour chaque dollar au-dessus de ce seuil. C'est comme un impôt additionnel de 15 %. Si ton taux marginal est déjà à 36,12 %, ton taux marginal réel grimpe à environ 51,12 % une fois la récupération incluse.
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Rappelle-toi l'exemple du conjoint survivant à 200 000 $ de revenu : son taux marginal était déjà de 50,21 % avant la PSV. Avec la récupération, une bonne partie de ses revenus est réellement imposée à 65,21 %. Sur 100 $ reçus, il en reste 34,79 $.
C'est fou pareil.
De l'argent légitimement mérité, redonné au gouvernement pour rien.
C'est pour ça qu'il faut gérer et contrôler ton revenu imposable pendant la retraite, pas juste minimiser l'impôt de cette année, mais évaluer l'impact à long terme et au décès.
La peur de dépenser pendant leurs années go-go
Un des objectifs les plus importants pour Marc et Julie : profiter à fond de leurs années go-go pendant que leur santé le permet encore. Voyager. Changer de voiture régulièrement (Marc adore les voitures). En profiter maintenant, pas plus tard.
Mais sans plan clair, ils n'avaient aucune idée réelle de ce qu'ils pouvaient se permettre. Résultat : ils vivaient de façon inutilement prudente, avec une peur de dépenser qui n'avait aucune base dans leurs vrais chiffres.
C'est probablement l'enjeu le plus coûteux de tous. Parce que celui-là frappe directement la qualité de vie et les expériences vécues, ou pas.
Le voyage qu'on ne fait pas par peur de manquer d'argent. Le road trip qu'on remet parce que la santé ne le permet plus. Ça, ça ne se rattrape pas.
Tu as une fenêtre limitée pendant laquelle l'argent et la santé sont au rendez-vous en même temps. Passé un certain âge, avoir des millions en banque, ça ne donne pas grand-chose.
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Le testament ne respecte pas les volontés
Le testament a été rédigé en 2017, sans que les enjeux de famille recomposée soient vraiment adressés.
Le souhait du couple est simple. Au premier décès : tout au conjoint survivant. Au deuxième décès : Marc veut léguer à son fils et ses petits-enfants, Julie à sa sœur.
Rien dans les documents actuels ne reflète cette volonté.
Voici ce qui se passe dans les faits, au 2e décès :
Si Marc meurt en premier, Julie hérite de tout. À son décès, tout va à sa sœur, incluant les biens hérités de Marc.Le fils et les petits-enfants de Marc n'en verront pas une cenne.
Si Julie meurt en premier, c'est l'inverse : Marc hérite de tout, puis lègue tout à son fils et ses petits-enfants, incluant les biens hérités de Julie. La sœur de Julie n'en verra pas une cenne.
Dans les deux cas, la volonté successorale n'est tout simplement pas respectée, parce que les enjeux de famille recomposée n'ont jamais été adressés.
Bref : beaucoup de place pour optimiser. Voyons maintenant les stratégies mises en place pour régler tout ça.
Le plan de retraite optimisé
La planification fiscale
La bonne nouvelle avec Marc et Julie : leur situation était en fait excellente pour bâtir un plan. Idéalement, on aurait commencé plus tôt, mais leur âge n'était pas encore un facteur limitant.
Pour la grande majorité des gens, la fenêtre de planification fiscale qui fait vraiment une différence va du début de la retraite jusqu'à environ 72 ans.
Voici la charpente du plan qu'on a mis en place.
Première étape : convertir le REER de Marc en FERR immédiatement. Marc va avoir 65 ans en octobre, il pourra donc fractionner jusqu'à 50 % de ses retraits FERR avec Julie (seuls les retraits FERR sont fractionnables, pas les retraits REER).
Ensuite, on décaisse 70 000 $/an du FERR de Marc, pour l'épuiser ou presque avant 70 ans. C'est important pour limiter la récupération de la PSV une fois activée.
Marc fractionne 50 % de ses revenus de pension et de FERR avec Julie. À partir de 65 ans, la loi permet de fractionner autant la portion fédérale que provinciale.
On transforme le CRI de Julie en FRV immédiatement pour amorcer les retraits. On cible un retrait de 13 000 $/an du FRV et 11 000 $/an du REER, ce qui épuise ses comptes enregistrés, ou presque, d'ici 85 ans.
On reporte la PSV de Marc à 70 ans, pour lui laisser le temps de faire fondre son FERR sans déclencher de récupération. Julie, elle, commence sa PSV à 65 ans, pas besoin d'attendre : avec peu de placements NE, elle n’a presque aucun revenu d'intérêts, donc aucun risque de récupération en démarrant tôt.
Pour le RRQ, la recommandation va à l'inverse de ce qu'on suggère habituellement : commencer les rentes le plus tôt possible. Marc vers 65 ans, Julie dès 60 ans.
Pourquoi? Les revenus du RRQ font grimper le revenu imposable et comptent dans le calcul de la récupération de la PSV. Marc et Julie n'ont pas besoin de ce revenu additionnel. Reporter n'apporte donc pas grand-chose, et fait même perdre une plus grande proportion de PSV. De plus, commencer tôt permet de fractionner le RRQ entre les deux conjoints, ce qui aide beaucoup puisque les rentes de Marc sont nettement plus élevées que celles de Julie. Ce fractionnement équilibre leurs revenus, réduit l'impôt total et limite la récupération de PSV de Marc.
Reste un problème : rendre les placements NE de Marc plus efficaces fiscalement. Actuellement, ses CPG génèrent 40 000 $ de revenus d'intérêts imposables dont il n'a même pas besoin. Sur ce montant, il paie entre 36,12 % et 45,71 % d'impôt, en plus d'être poussé en zone de récupération de la PSV. Résultat : il ne lui reste à peu près que la moitié dans ses poches.
Plutôt que de tout investir prudemment, j'introduis Marc et Julie au concept d'allocation d'actifs basée sur le cashflow.
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L'idée : pas besoin de mettre l'entièreté du portefeuille en CPG. On sépare plutôt le portefeuille en deux : l'argent dont on a besoin d'ici 5 ans, et le reste.
L'argent des 5 prochaines années est investi prudemment. C'est notre coffre de guerre, notre protection en période de marché baissier. Le reste, qu'on ne touchera pas avant 5 ans ou plus, peut être investi de façon plus dynamique et fiscalement efficace.
Quand les marchés sont en baisse depuis le début de l'année, on décaisse la portion prudente. Quand ils sont en hausse, on décaisse la portion dynamique.
Un coffre de guerre de 5 ans nous aurait permis de traverser les plus grandes crises de marché sans jamais vendre à perte.
Puisque Marc et Julie ont une certaine aversion au risque, la portion actions est investie dans un portefeuille à faible volatilité, bien diversifié. Ça limite la volatilité et les rend plus à l'aise.
Une fois l'approche établie, c'est le plan de revenu de retraite qui dicte l'allocation d'actifs. Les projections montrent que la totalité de leurs retraits pour les prochaines années proviendra des comptes enregistrés (FERR/FRV). La portion prudente du portefeuille doit donc y être détenue en entier.
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Conséquence : Pas besoin d’être aussi prudent dans le NE. L'entièreté des placements NE de Marc pourrait être investie de façon plus dynamique. Excellente nouvelle fiscalement, puisque les placements dynamiques sont généralement bien plus efficaces que les placements prudents. Les placements qu'on sélectionne dans le NE génèrent surtout du gain en capital reporté, ce qui nous garde en contrôle du moment où l'impôt se déclenche et nous permet de gérer le revenu imposable de Marc. Finis les 40 000 $ de revenus d'intérêts qui forçaient une récupération de la PSV. De plus, contrairement aux revenus d’intérêts qui sont imposés à 100%, les gains en capital sont seulement imposés à 50%.
Pour pousser l'efficacité fiscale encore plus loin, on pourrait transférer une partie des placements NE dans une police d'assurance vie participative : la croissance y reste à l'abri de l'impôt, et le capital est versé libre d'impôt au décès. On pourrait y diriger les surplus anticipés selon le plan de retraite. La valeur de rachat restant accessible du vivant en cas de besoin.
On garde tout de même un fonds d'urgence de 30 000 $ dans le NE, pour un peu de flexibilité fiscale en cas d'imprévu.
Avec ce plan de match, Marc et Julie décaisseront probablement plus du FERR/FRV que ce dont ils ont besoin. Les surplus seront réinvestis d'abord au CELI, puis au NE dans des placements fiscalement efficaces.
Bref : on ne peut pas éviter complètement la récupération de la PSV, mais une bonne planification fiscale aujourd'hui limite les dégâts.
En tout et pour tout, le plan recommandé ajoute plus de 68 % au ratio de financement du plan de retraite et 1,95 M$ à l'héritage. Une capacité à dépenser bien plus, si les clients le désirent.
Le plan de retraite
Avec le plan mis en place, le style de vie désiré de Marc et Julie est très soutenable, même lorsque soumis à des stress tests majeurs.
Le plan de base est financé à plus de 150 %, avec une probabilité de succès de 100 %.
Même en cas de chute majeure du marché sur plusieurs années, le plan reste au-dessus de 150 %. Même avec un rendement de 0 %, il reste au-dessus de 150 %.
Le train de vie de base est entièrement couvert par des sources de revenus sécuritaires et garanties, en grande partie grâce au fonds de pension de Marc.
Selon notre analyse, Marc et Julie pourraient sécuritairement augmenter leurs dépenses discrétionnaires de 90 000 $/an jusqu'au premier décès (90 ans de Marc), tout en gardant la probabilité de succès au-dessus de 75 %.
90 000 $ de plus par année! De quoi vivre de méchantes belles expériences. Marc, fan de voitures, pourrait se gâter. Marc et Julie pourraient voyager en première classe sans problème. Et s'ils ont envie d'aider la famille de leur vivant ou de donner à un organisme de bienfaisance, cet argent-là pourrait avoir bien plus d’impact que de rester dans un compte sur un écran d’ordinateur.
Planification successorale
Nous avons simulé le décès de chacun des clients dans 1 an. Le plan démontre que le train de vie actuel demeure soutenable dans les deux cas, financé à plus de 150 %. Cela s'explique en partie par le fait que le fonds de pension de Marc est réversible à 100 %, ce qui est plutôt rare.
Le testament et le mandat datent de 2017 et rien n’a été prévu pour les enjeux de famille recomposée.
Au 1er décès, tout va bien : le conjoint survivant hérite de tous les biens en franchise d'impôt, et le plan reste très soutenable.
L’enjeu se présente au 2e décès.
Au 2e décès, Marc veut léguer à son fils et ses petits-enfants; Julie veut léguer à sa sœur. Dans la situation actuelle, cette volonté n'est pas respectée :
Si Marc décède en premier, Julie hérite de tout. À son décès, tout va à sa sœur, incluant les biens hérités de Marc.Le fils et les petits-enfants de Marc n'en verront rien.
Si Julie décède en premier, c'est l'inverse : Marc hérite de tout, puis lègue tout à son fils et ses petits-enfants, incluant les biens hérités de Julie. La sœur de Julie n'en verra rien.
Ce n'est pas le rôle du planificateur financier de réviser un testament, ça, c'est le travail du notaire. Mon rôle, ici, c'est d'analyser la situation dans son ensemble, de repérer ce genre d'enjeu avant qu'il ne devienne un problème, et d'en informer clairement mes clients. Une fois cette lumière faite, Marc et Julie peuvent aller voir leur notaire avec une idée précise de ce qu'il faut corriger, plutôt que de découvrir le problème... au pire moment possible.
Pour rectifier le tir, il faudrait réviser le testament et envisager d'ajouter une fiducie au profit du conjoint. L'assurance vie pourrait aussi être une option intéressante à évaluer. Mais encore une fois, tout ça reste à valider avec un notaire.
Conclusion
Marc et Julie ont fait une belle job. Ils ont été disciplinés toute leur vie pour accumuler ce patrimoine.
Sans un bon plan, ils auraient été pénalisés bien plus que nécessaire pour cet effort-là. Ils auraient payés beaucoup plus d’impôts que nécessaire. Leurs volontés successorales n'auraient pas été respectées. Et ils se seraient empêchés de vivre.
La valeur d'un plan financier et d'un bon accompagnement, c'est difficile à chiffrer. On peut estimer les économies d'impôt, mais même ça, c'est un “best guess”. Dire que Marc et Julie vont ajouter 2 M$ à leur héritage, il n'y a rien de garanti là-dedans. Plein de choses vont changer d'ici là. Peut-être pour le mieux, peut-être pour le pire.
C’est pour ça que la planification financière, c’est un processus continu.
Au-delà des chiffres et des projections, il y a d'autres façons dont un bon accompagnement ajoute de la valeur, et celles-là comptent tout autant.
La paix d'esprit, d'abord, particulièrement à la retraite. Sans plan et sans accompagnement, Marc et Julie auraient été inutilement conservateurs, ils se seraient privés de profiter pleinement de leurs années go-go. Ça, ce n'est pas chiffrable. Mais ça a une valeur énorme.
La planification successorale, ensuite, souvent le grand négligé. Sans accompagnement là-dessus, Marc et Julie n'auraient jamais su qu'il y avait un problème au 2e décès. Leurs volontés n'auraient pas été respectées. Ça aussi, ça vaut énormément.
Et il y a l'avenir, qu'il ne faut pas ignorer. Avec l'âge, les capacités cognitives diminuent. Tu es peut-être parfaitement capable de gérer tes affaires aujourd'hui, mais qu'arrivera-t-il le jour où ce ne sera plus le cas? Et si un seul des deux conjoints est à l'aise avec les finances du couple, qu'arrivera-t-il à l'autre le jour où la tête financière de la famille n'est plus là?
Ce que je veux dire, au final : la planification financière est loin de se limiter au rendement des placements. Je dirais même que c'est presque l'opposé. Ce n'est pas le rendement qui ajoute de la valeur en planification financière, c'est tout le reste ce que je viens de décrire.
Aujourd'hui, avec les FNB, tu peux te bâtir un excellent portefeuille toi-même, à très faible coût. Alors si tu décides de travailler avec un planificateur financier, ça ne devrait pas être pour chercher du rendement. Ça devrait être parce que tu cherches du conseil, une gestion des risques, un accompagnement personnalisé et proactif.
Si les conseils que tu reçois se limitent aux placements, tu paies cher pour bien peu de valeur ajoutée.
Et toi : au-delà du rendement de tes placements, as-tu un véritable accompagnement? Un plan d'action clair et actionnable pour ta retraite?
Si cette question t'a fait réfléchir, ça vaut peut-être la peine d'en parler.
Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre éducatif seulement et ne constituent pas des conseils fiscaux ou financiers personnalisés. Consultez un planificateur financier ou un fiscaliste pour obtenir des recommandations adaptées à votre situation.